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Un cadre naturel véritablement magique

Trait d’union entre l’Inde et l’Afrique, Oman est un pays montagneux entouré de sable et d’eau : éclats d’azurs de l'Océan Indien sous le soleil d'Arabie, variations d’émeraude dans la fraîcheur des wadis, ces oueds qui irriguent les luxuriantes palmeraies... la magie opère à chaque instant. Le désert y est inexpugnable, ponctué de djebels escarpés et de dunes rouges et blondes.

D’une nature probablement la plus variée de la péninsule Arabique, Oman offre un contraste saisissant entre montagnes, plaines côtières et déserts.

C’est le troisième plus vaste pays de la péninsule après l’Arabie Saoudite et le Yémen. Il se différencie des émirats du Golfe par sa situation méridionale et son ouverture sur l’océan.

Oman est constitué de 3 provinces et de 5 régions, avec des noms à connotation géographique et anatomique :

Provinces : Mascate (la tête), Dhofar (le sud) et Musandam (le nord).

Régions : Batinah (le ventre), Dhahirah (le dos), Dhakhiliya (l’intérieur), Wusta (le centre), Sharqiya (l’est). Chaque région est subdivisée en districts (wilayats).

 Superficie : 309 500 Km²

Population : 2 400 000 habitants

Régime : Monarchie parlementaire

Chef de l'Etat : Sa Majesté le Sultan Qabous Bin Saîd Al-Said

Langue parlée : Arabe. Anglais largement répandu

Monnaie : le Rial d'Oman (soit 2,20 €)

Capitale : Mascate, principal centre politique, économique et administratif

1700 Kms de côtes

Plus hautes montagnes : 3 000 m d'altitude 

Un peu d’histoire

 En 536 avant J-C, Cyrus le Grand fondateur de la destination Perse s’empare du pays. Cette domination, qui durera jusqu’en 640 après J-C, laissera place à l’Islam. Les Perses sont à l’origine d’un astucieux dispositif d’irrigation (le Falaj) toujours utilisé afin de rendre possible les cultures des terres arides.

Oman fut l’une des premières conquêtes de l’islam qui s’imposera jusqu’au VIIIe siècle avec l’implantation de l’Ibadisme et l’élection du premier Iman.

Les Portugais installent leur premier comptoir sur la côte omanaise en 1507 et occupent Oman jusqu’en 1650 lorsqu’un membre de la dynastie Yaroubides reprit Mascate et les côtes. La prise de Mombasa en 1665 marque le départ définitif des Portugais.

Les Omanais attaquent alors les possessions portugaises en Afrique. Les comptoirs d’épices allant de Zanzibar à Mogadiscio et de Bahrein au Pakistan actuel contribuèrent à faire la fortune des sultans d’Oman.

Au milieu du XVIIIe siècle, un état souverain fut établi faisant du Sultanat d’Oman l’un des plus anciens pays indépendants du Moyen-Orient.

Oman aujourd’hui 

 Nizwa, ville sainte des Ibadites, fut le siège d’un imamat indépendant entre 1913 et 1955 lorsque le sultan Saïd bin Timour (père de l’actuel Sultan) profita de luttes successorales pour affirmer son contrôle et obtenir l’abdication de l’imam. En 1957, le sultan assisté par les forces britanniques mit fin à une nouvelle tentative de restauration de l’imamat et la révolte de Nizwa s’éteignit en 1959. Mais en 1961, une nouvelle révolte éclata dans le pays, cette fois-ci dans le Dhofar à l’aide d’un Front Populaire de Libération appuyé par le Yémen. La guérilla fut vaincue à l’aide des militaires anglais. Depuis, la politique d’amnistie appliquée par le sultan Qabous a contribué à l’unification du pays et au développement local.

L’arrivée de ce Sultan inaugure une période de prospérité et d’émergence de l’identité nationale connue sous le nom de « Renaissance Omanaise ». Il a su renforcer le pouvoir étatique et ses institutions ainsi que pacifier et moderniser son pays, bénéficiant de l’exploitation tardive du pétrole.

Parmi ses premières mesures, on compte le changement de nom du pays, désormais Sultanat d’Oman, la création d’un drapeau national et son ouverture modérée au monde moderne, contrairement à l’occidentalisation à outrance pratiquée dans les émirats voisins. Ses réformes accordent une attention toute particulière à la santé et à l’éducation (création d’hôpitaux et d’écoles publiques en zones rurales), à l’environnement (interdiction de la chasse, réintroduction des espèces disparues), à la restauration d’un riche patrimoine architectural (forts, tours et châteaux) et à l’ « omanisation » de la société se traduisant par une formation progressive de la jeunesse (60% de la population a moins de 20 ans) pour accéder aux postes de travail jusqu’ici détenus par les expatriés.

 Religion

L’une des particularités du sultanat est le fait de professer l’ibadisme, un courant minoritaire de l’Islam venu de Mésopotamie. Dans sa condition de chef spirituel de l’Etat, l’actuel sultan suit les préceptes de la « vraie croyance » en prônant la tolérance envers les autres religions (chrétiens et hindous sont très présents dans le pays) et en s’efforçant de renouer avec le passé (revalorisation du patrimoine historique et artistique).

v 1.1 2006 copyright filip keunen